Je suis toujours stupéfait par l’énergie que mettent les gens à éviter le succès. L’exemple le plus évident m’arrive presque tous les mois : je vois un ami avec qui je n’avais pas discuté depuis longtemps. Il me demande ce que je fais, je lui parle de ma quête de l’indépendance financière. Je lui présente certains de mes investissements et certains de mes projets. Plutôt que de me demander comment je fais, sa réponse est presque toujours la même “c’est bien beau Thomas, mais pour moi ce n’est pas possible”. Il y a toujours ce prêt étudiant, ce job trop mal payé, ces autres priorités du moment. Je parie que dans dix ans, sa réponse sera la même, les excuses auront seulement évoluées : maintenant j’ai une famille, j’ai une maison à rembourser, il faut que je change ma voiture, etc. Ce qui me rassure (et me désespère en même temps), c’est que des gens beaucoup plus riches et célèbres, et sans doute beaucoup plus convaincants que moi, Robert Kiyosaki, Mr Money Mustache en première ligne, subissent les mêmes remarques.

Et si vous preniez cinq minutes de votre temps pour sortir un peu de la vie au jour le jour, pour prendre du recul, pour arrêter de subir, pour reprendre le contrôle et pour construire une vision pour votre futur ? Voici le mode d’emploi.

Le rapport au succès

Dans mon précédent article, je vous ai expliqué que la vision était la première étape pour atteindre l’indépendance financière. Que la première clé du succès, c’est de réaliser que le succès est possible. C’est pour cette raison que je vous recommande de commercer par lire Rich Dad, Poor Dad, de Robert Kiyosaki : ouvrir vos chakras au succès.

Cet état d’esprit nécessaire au succès est bien résumé par une citation d’Henry Ford : ‘If you think you can do a thing or think you can’t do a thing, you’re right either way’, ce qui donne en français : “Si vous pensez être capable de faire quelque chose ou ne pas être capable de le faire, vous avez raison dans les deux cas”. Plus que la réalisation finale en elle-même, c’est la confiance dans votre capacité à réaliser celle-ci qui est déterminante. Si vous n’y croyez pas, vous échouerez irrémédiablement. C’est une forme bien connue d’auto-censure : puisque je ne me crois pas capable de faire quelque chose, je ne m’en donne pas les moyens, et j’échoue. Notez bien que l’échec est rassurant dans ce cas de figure, puisque vous vous dîtes “j’avais raison de ne pas m’en croire capable”. Il faut briser ce cercle auto-réalisateur et vous donnez les moyens de réaliser de grandes choses en changeant tout simplement votre état d’esprit sur votre capacité à avoir du succès.

C’est cette confiance en vous qui est la clé de votre succès. Sans elle, la dune du Pilat vous semblera à jamais hors de portée. Avec, transformez vous en Kilian Jornet et grimpez l’Everest à deux reprises en une semaine… et sans oxygène !

La première étape, c’est la vision que vous avez pour votre futur. Qui ai-je envie d’être, qu’ai-je envie de faire, et quand ? Ensuite seulement vient l’exécution : par où commencer, quand, et comment faire pour mettre tout ça en place ?

S’il est habituel, et même essentiel, pour une entreprise d’avoir une vision, c’est beaucoup moins le cas pour des individus. Je vous ai évoqué l’exemple de SpaceX et d’Elon Musk dans mon article précédent. Leur ambition commune : faire vivre des humains sur d’autres planètes. Cette vision ne dit pas comment ils vont réussir, mais ils se fixent un objectif clair… et très ambitieux ! Car il est sans doute là le succès de la vision.

Plus c’est gros, plus ça passe

Vous remarquerez que j’utilise les termes “vision”, “rêve” et “vie rêvée” de manière synonyme. En tant qu’individu, votre vision doit être la vie que vous rêvez d’avoir dans un futur plus ou moins proche. 

Avant de me lancer dans le rétro-planning de votre vie rêvée, permettez moi de vous donner un nouveau conseil : rêvez grand ! Pour que ces projets et ces rêves aient le pouvoir de vous motiver au quotidien, il faut que ce soit de vrais rêves. Je n’ai pas la prétention de juger les rêves des autres, mais je vous préviens tout de suite : une augmentation de salaire de 10%, ce n’est pas un rêve. Devenir financièrement indépendant, si. Courir une fois par semaine, ce n’est pas un rêve. Devenir un athlète et terminer un Iron Man, si. Vous voyez la différence ? Dans le premier cas, vous ne donnerez pas tout ce que vous avez au quotidien pour l’obtenir, parce que finalement, cela ne change pas votre vie. Et qu’une augmentation de 7% vous suffira bien. Même chose pour la course à pieds : sans objectif bien défini, vous pourrez toujours louper votre entrainement de la semaine prochaine. “Après tout, c’est la crémaillère de Benjamin quand même… et puis je me rattraperai la semaine prochaine” : vous voyez l’idée.

Nous sommes tous comme ça, moi y compris : nous nous cachons derrière le “manque de temps” au quotidien comme justification pour ne rien accomplir. Mais ça s’arrête aujourd’hui. Si vous voulez participer à l’Iron Man d’Hawaï en 2020, commencez aujourd’hui.

Alors oui, je vous bassine avec des exploits sportifs dont vous n’avez cure. Parce que ce sont mes rêves, ils ne sont pas forcément les vôtres. Mais ce projet d’aller vivre au soleil ? D’aller faire le tour du monde ? De monter votre boîte ? De vous investir dans une association pour faire changer les choses ? Ce ne sont pas les beaux projets qui manquent ! Trouvez ceux qui vous motivent. Parce qu’ils bouleverseront votre quotidien, et changeront profondément la personne que vous êtes. Et parce que c’est en comprenant ce que vous aimez faire et ce qui vous motive que vous construirez votre vision. Comme le dit l’adage : “C’est ce que vous avez fait hier qui fait ce que vous êtes aujourd’hui, et c’est ce que vous faites aujourd’hui qui détermine qui vous serez demain”. A vous de jouer !

La vie sans travail

Ma vision, c’est de générer des revenus en dehors de mon salaire pour me permettre d’être indépendant. C’est d’atteindre la fameuse indépendance financière pour faire ce que bon me semble de mon bien le plus précieux : mon temps. C’est ici qu’intervient généralement la première objection des gens à qui je partage ma vision : “Mais si tu ne travailles pas, qu’est ce que tu fais de tes journées ?”. La réponse habituelle, vous la connaissez, nous l’avons déjà traitée dans différents articles (Le rapport au travail, l’indépendance financière, travailler avant la retraite etc.) : ce n’est pas parce que je ne suis pas dans l’obligation de travailler que je ne travaille pas. Je n’ai pas besoin des revenus de mon travail (mon salaire) pour vivre, je peux donc faire le travail que je veux sans me soucier de ce qu’il me rapporte.

Note de Hector : je suis récemment tombé sur ce conseil de Chris Rock : “You can’t be anything you want. You can be anything you’re good at, as long as they’re hiring.” (“Vous ne pouvez pas faire n’importe quel job qui vous fait envie. Vous pouvez faire n’importe quel job dans lequel vous êtes fort, tant que ça recrute.”) C’est assez triste. C’est exactement de cela que nous voulons nous affranchir : nous voulons gagner notre indépendance, notre autonomie, et ne plus dépendre de notre salaire, qui nous force à obéir au conseil de Chris Rock.

Le premier problème, il est dans le rapport que les gens ont au travail. Cela fait deux, cinq, dix, vingt ou quarante ans qu’ils travaillent huit heures par jour : difficile d’imaginer à quoi ressemble le quotidien sans ça. C’est d’ailleurs pour cette raison que bon nombres de néo-retraités s’ennuient profondément et sombrent dans la déprime une fois libérés de la nécessité de travailler : un comble ! Si vous pouviez supprimer l’activité qui prend le plus de votre temps, que feriez-vous à la place ? Commencez à vous poser la question dès que possible, car la réponse vous motivera à vous libérer.

Ensuite vient la question de ce que je fais avant d’atteindre l’indépendance financière. Pour la faire court, les gens imaginent généralement que je vais travailler comme un âne en cumulant deux ou trois jobs et en mettant 90% de mon salaire de côté, me privant de tous les plaisirs de la vie, vivant reclus chez mes parents jusqu’à 40 ans pour économiser le loyer. Rien n’est plus loin de la réalité. Si vous souhaitez obtenir un résultat différent de la plupart des gens, vous devez agir différemment. Et par différemment je ne parle pas d’une différence de quelques pourcents, ou de travailler quarante heures au lieu de trente-cinq. Ces changements n’ont qu’un impact mineur sur votre existence. Par contre, profiter d’un géo-arbitrage, comme vous l’a présenté Hector, et gagner un salaire français en vivant en Thaïlande, vous apporterait le meilleur des deux mondes : une vie de rêve sous les tropiques et une énorme capacité à mettre de côté. Croyez moi, je l’ai fait.

La route vers la vision n’est donc pas nécessairement pleine de dure labeur, et si vous vous en sortez bien, vous vous rendrez peut être même compte que vous avez déjà atteint une forme de vie qui vous plaît… et rien ne vous empêche de continuer à la suivre une fois l’indépendance financière atteinte. Je le rappelle une fois de plus, c’est la définition de l’indépendance : la capacité à faire ce qu’il vous plaît.

Entendons nous bien ici : vous avez le droit d’aimer votre job et de ne pas rêver de vivre dans un pays en voie de développement. Vous avez le droit d’aimer la stabilité plus que l’extrême mobilité prêchée par Hector. Mais quoi qu’il en soit, vous avez besoin de réaliser des projets pour avancer. C’est ce que j’appelle l’exécution de la vision : ne pas se contenter d’une hypothétique vie rêvée dans vingt ans, commencer dès aujourd’hui !

Les projets c’est la vie

C’est armés de cette nouvelle foi en vous-même que vous allez pouvoir commencer à vous creuser la tête. La première chose à faire c’est de lister les projets qui vous tiennent à coeur, les choses que vous avez envie de faire au cours de prochains mois ou années: j’appelle ça “ma wish list”. Votre nouvelle vie commence aujourd’hui, autant qu’elle vous plaise ! Nous avons tous de grands projets en tête, mais le fait de les écrire les rend plus réels; c’est une forme d’engagement envers soi-même : maintenant que c’est écrit, c’est gravé dans le marbre, il ne me reste plus qu’à le faire !

Mon conseil, c’est d’avoir toujours votre wish list avec vous. Dans une note sur votre téléphone, ou directement sur une application comme Evernote qui vous permet d’y accéder depuis n’importe quel appareil. Je trouve extrêmement motivant de relire cette liste presque tous les jours. Je me sens imprégné de tous ces beaux projets. Je m’imagine les réaliser, et ils paraissent soudain plus proches. Par exemple, un des projets qui me tient à coeur depuis quelques années est de parcourir le GR20, 180 kilomètres de sentier qui parcourent la Corse du Nord au Sud. Il figure dans ma wish list depuis longtemps, et bien des fois je me suis imaginé surplombant l’île de beauté depuis ses crêtes rocailleuses. J’ai le plaisir de vous annoncer que le rêve est désormais réalité : je pars cet été pour la traversée ! A moi le GR20, à moi mon rêve !

Ma wish list contient bien d’autres éléments : parler espagnol, jouer de la guitare, courir un marathon, piloter un avion, vivre sur une ile, retaper une vieille grange, etc. J’en ai déjà réaliser près d’un tiers, et de nouveaux viennent se rajouter régulièrement. Et vous, quels sont vos projets ? Prenez le temps de vous extirper de votre routine du quotidien, et notez les. Ne vous auto-censurez pas ! Ne vous donnez pas de limites. Ecrivez ce qui vous tient à coeur, et vous trouverez les ressources pour l’accomplir dans un second temps.

Enfin, je vous conseille de partager votre wish list avec vos amis proches. C’est comme ça que j’ai découvert cette brillante idée, une amie m’a fait lire la sienne, et je me suis lancé à mon tour. Le fait de montrer sa wish list à quelqu’un renforce encore l’engagement moral vis à vis de l’accomplissement des différents projets qui vous tiennent à coeur… Alors, qu’attendez-vous pour commencer à vivre la vie de vos rêves ?

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