Notre recette magique de Révolution Financière à la Pastèque marche d’enfer pour ceux d’entre nous qui sont salariés. Ces derniers peuvent exprimer leurs dépenses en fonction de leur salaire, et on peut faire l’hypothèse raisonnable (et conservatrice) que leur salaire restera à peu près fixe jusqu’à leur retraite anticipée. Ils n’ont plus qu’à réduire significativement leurs dépenses, et augmenter massivement leur épargne. Mais qu’en est-il des freelances, des entrepreneurs, indépendants, ou de toutes les professions qui ont des revenus irréguliers à la fois de par leur montant et leur fréquence ?

C’est quoi être freelance ?

Les freelances sont des travailleurs indépendants. Ils travaillent à leur compte, pour des clients. Typiquement, on trouve beaucoup de freelance parmi les graphistes / designers, développeurs, spécialistes du SEO et de la communication / marketing, et chefs de projet / Business analysts.

Note de Thomas : de plus en plus, chaque poste en salariat a son équivalent en freelance. La grande différence, elle se situe plutôt côté contractuelle que côté métier au quotidien. Quand vous êtes salariés, vous êtes liés à votre entreprise par un contrat de travail. Ce n’est pas le cas quand vous êtes freelance, où les modalités contractuelles sont nombreuses (voir plus bas).

Être Freelance a plusieurs avantages. C’est notamment une bonne solution pour les personnes qui ont besoin d’autonomie, qui peuvent avoir du mal avec la hiérarchie, et surtout, pour ceux qui veulent un rythme de travail sur-mesure ou du moins flexible. Pour ma part, mon rythme de travail au jour le jour serait difficile à tenir en entreprise : je commence le matin très tôt, avant 7h, je mange rapidement le midi, puis je fais une pause vers 15h (et assez souvent, une sieste !). Je me remets ensuite au travail, puis je cuisine, je dîne, puis je finis ma journée avec une autre petite session de travail, en intercalant des parties de Counter Strike, pour faire bonne mesure. Au lit vers 11h, dodo, et on recommence !
Avant que tout le monde panique et pense que les freelances travaillent en permanence : je dédie beaucoup de temps à des projets personnels, qui peuvent prendre pas mal de temps. Ces projet, La Révolution Pastèque en tête, sont à la frontière entre le hobby et le travail. Mais au fait La Révolution Pastèque, c’est un travail ou un hobby ? Qu’importe finalement ! La frontière est floue, et comme on l’a déjà évoqué, c’est plutôt bon signe !

Mais cette flexibilité n’est pas seulement notable à l’échelle micro sur mon emploi du temps au quotidien. C’est aussi et surtout sur mes périodes d’activités qu’on peut la remarquer : en 2018, j’ai travaillé de janvier à avril, puis un peu en juillet, et j’ai repris mi-Septembre. Impossible d’avoir un tel arrangement dans une entreprise ! C’est pourtant ce dont j’ai besoin, parce que cela me permet de développer des projets de long terme sur lesquels je travaille, et qui font partie intégrante de mon approche pastéquière.

Note : Hector fait ici la distinction entre le travail “pour gagner de l’argent” et ses projets personnels, bien que ses projets personnels requièrent bien souvent des compétences similaires à son “travail”. La vraie différence, une fois encore, se trouve côté contractuel : pour son “travail”, il est sous contrat avec une entreprise cliente qui le paie. Pour ses projets personnels, le client c’est lui même !

L’activité en freelance est également quelque chose d’intéressant en complément d’une autre activité, ou tout simplement en plus de nos études. Ce sont des expériences plus enrichissantes que de faire la plonge chez McDonald’s. C’est plus stimulant, c’est plus responsabilisant, et cela vous rend donc aussi plus attractif auprès de futurs employeurs : c’est utile dans l’instant et dans le futur ! Nous avons parlé auparavant de s’approprier et de contrôler notre temps de travail : être freelance est la bonne voie pour atteindre cet objectif.

Du coup, c’est pour qui, freelance ?

Des gens qui veulent des horaires atypiques ou flexibles : vous voulez bosser de 22h à 4h du mat ? C’est possible ! Vous voulez faire votre journée de 7h30 à 15h sans qu’on vous regarde de travers ? C’est possible ! Vous voulez faire une sieste ? Prendre 3h de pause à midi ? Encore une fois, c’est possible en freelance ! L’important est de répondre aux demandes du client, d’être disponible et de respecter les deadlines.

Note de Thomas : être freelance offre bien des avantages, et notamment contre un des grands maux du 21ème siècle : le présentéisme au travail. En étant freelance, vous travaillerez de chez vous, ou de n’importe où, sans avoir besoin d’être dans un bureau avec ses collègues. Vous ne serez jugé que par la qualité de votre travail, et pas par votre assiduité aux pauses cafés ou à votre horaire de départ du bureau.

Freelance, c’est parfait pour les gens qui aiment l’autonomie et l’indépendance, qui ne veulent pas un chef tout puissant. Lassé par les conflits permanents entre managers et leurs équipes, et par les luttes de pouvoir qui vont avec dans les grosses sociétés ? Pas de temps à perdre avec des boss que vous n’appréciez pas, ou vous donnent l’impression de vous retenir ou vous freiner ? Freelance est la bonne direction.

Mais ce n’est pas pour autant une solution miracle. Ce n’est pas forcément une solution complète, ni définitive. C’est une étape. Pour moi, aujourd’hui, c’est la bonne chose. C’est comme ça que je suis le plus efficace. J’arrive à bosser sur trois projets en même temps. En ce moment, j’ai deux projets d’automatisation (création de logiciel pour automatiser des processus), l’un dans la finance et l’autre non. Et je développe aussi la Révolution Pastèque ! Travailler sur plusieurs projets différents est stimulant : c’est la garantie de ne pas s’ennuyer. Je suis aussi plus efficace quand je peux changer de sujet et réfléchir à des problèmes différents en même temps.

Trouver des clients

Mais ne nous attardons pas plus sur les détails comptables et légaux. Comment les freelances trouvent-ils leurs clients ? Il y a de nombreuses plateformes qui permettent de proposer ses services, ou directement de trouver des missions. La plateforme francophone Malt (anciennement Hopwork) et son homologue anglophone et plus international Upwork sont les deux géants du secteur, mais on trouve également d’autres plateformes positionnées sur des niches, et qui sont très efficaces. On peut notamment citer la crème de la crème, qui cherche à promouvoir les étudiants de grandes écoles et universités. Eh oui, même si vous êtes étudiants, vous pouvez avoir une activité de freelance en temps partiel. Et croyez moi, si vous êtes tout juste bons, ça paie mieux, ça requiert moins de travail, et c’est plus intéressant que tous les jobs étudiants.

Les plateformes prélèvent des frais sur chaque mission, qui sont fonction du montant facturé :

Plateforme Commission
Malt 10%
Upwork de 5% à 20%
Crème de la Crème 15%

 

Il est donc intéressant d’explorer d’autres pistes pour dénicher des clients. Le plus efficace est de vous reposer sur votre réseau : d’anciens employeurs qui vous connaissent, des amis, amis d’amis, etc. Pour que cette approche fonctionne, il faut faire bonne impression : il est important d’avoir été investi, proactif, autonome, et d’avoir fourni un travail satisfaisant lors de vos contacts antérieurs. Comme Thomas ne manquera pas de le remarquer : “How you do anything is how you do everything“, ou, dans la langue de Molière, “La manière dont tu fais quelque chose est la même manière dont tu fais tout le reste”. Si vous avez eu un impact positif sur une mission, on vous fera confiance pour vous acquitter d’autres missions, même dans des domaines différents. C’est votre état d’esprit et votre sérieux, qui font la différence.

Parlons finance

En freelance, il peut y avoir des périodes de forte activité, et des périodes de creux. Du coup, il faut pouvoir tenir un peu la pression. Les périodes de vide sont dures, surtout la première. Il est donc capital de mettre de côté au maximum dans les périodes où on fait du chiffre. Mon compte a frisé le 0 quand un de mes clients a mis du temps à payer : ça semble évident aux plus expérimentés (par l’âge ou par la rencontre avec ce genre d’ennuis), mais les jeunes freelance, faites attention quand vous ne passez pas par une plateforme. Soyez intraitables sur le paiement des factures. Une semaine après, toujours pas la thune ? Coup de téléphone, email. Toutes les semaines. Et quand ça commence à traîner encore plus, on augmente la cadence (Note de Thomas : tous les jours. Mail, appel, sms, whatsapp, skype : tout travail mérite salaire. Utilisez tous les canaux pour vous faire payer). On ne menace jamais, on demande le paiement de la facture pour le mois précédent. Ce n’est pas agréable à faire, mais il faut le faire. Une bonne relation avec un client, c’est une relation où les deux parties ont des droits et des devoirs et les respectent, et donc où vous client paye en temps et en heure.

Dans notre dynamique de Pastéquiers, nous devons donc faire attention à nos dépenses, à la fois professionnelles et personnelles. Il faut jouer à l’écureuil et mettre de côté suffisamment de noisettes non seulement pour passer l’hiver, mais aussi pour atteindre l’indépendance financière !

Puisque nous sommes sur le volet finance, évoquons rapidement les statuts qui s’offrent aux freelances :

Forme légale Charges sociales Commentaires
Auto-entrepreneur 25% Charges faibles, quasiment aucune procédures. Idéal pour commencer, mais les plafonds de chiffre d’affaire peuvent vous mettre des bâtons dans les roues.
EURL (SARL Unipersonnelle) 40% Bon compromis pour continuer une activité freelance au-delà des plafonds de l’auto-entreprise.
SASU (SAS Unipersonelle) 80% L’avantage est que vous bénéficiez du régime de protection sociale général. Mais c’est affreusement cher. Songez à vous rémunérer avec des dividendes.

Les taux de prélèvements de charges sociales se passent de commentaires. L’auto-entreprise est un super statut, qui vous permet d’engranger 70.000€ de CA par an en vente de services (170.000€ en vente de marchandises).

Par où commencer ? Le guide express :

  1. Créez votre auto-entreprise : c’est rapide et gratuit : https://www.cfe.urssaf.fr/autoentrepreneur/CFE_Declaration . Munissez-vous seulement de votre numéro de sécurité sociale, et foncez !
  2. Utilisez les plateformes de freelance : Explorez les missions proposées sur Crème de la Crème et inscrivez-vous sur Malt. Décrivez précisément votre profil. Cherchez des profils similaires au votre pour fixer votre prix.
  3. Soyez attentifs et bondissez sur les opportunités ! Parlez avec vos anciens employeurs, et avec vos amis qui pourraient éventuellement faire appel à vos services, et indiquez-leur que vous travaillez en Freelance. Vous pouvez également activement démarcher votre réseau via LinkedIn par exemple.

En termes de démarches, notons qu’une fois que l’auto-entreprise est créée, vous allez déclarer tous les mois ou tous les trimestres votre chiffre d’affaires sur le site Net-Entreprises, et payer 25% (environ) de charges sociales. Gardez des liquidités en prévision de la prochaine échéance ! On vous le promet, avoir une auto-entreprise n’est pas compliqué à gérer. J’ai la mienne depuis près d’un an, et Thomas s’y est également mis récemment. Lancez-vous !

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