Phénomène de hausse générale des prix. Autrement dit, l’argent perd de sa valeur, et il faut donc plus d’argent pour acheter les mêmes biens ou services. Un taux d’inflation de 1% signifie ainsi qu’un bien qui coûtait 100€ il y a un an coûte aujourd’hui 101€.

L’inflation est mesurée en suivant l’évolution d’un panier de biens et services représentatif de la consommation des ménages. Ces études sont réalisées par les économistes des instituts statistiques nationaux (l’INSEE en France), puis consolidés par Eurostat, dans le cas de l’Europe. On peut ainsi trouver les taux d’inflations des pays européens sur le site d’Eurostat.

Le taux d’inflation optimal n’est pas évident à calculer, et les avis des économistes divergent. Tous s’accordent cependant pour dire qu’un taux d’inflation faible est plus sain:

(“The Reader’s Guide to Optimal Monetary Policy”, de Anthony M. Diercks)

Les Banques centrales cherchent pour leur part généralement à maintenir l’inflation autour de 2%, avec plus ou moins de succès. C’est notamment la politique adoptée par la Réserve Fédérale aux Etats-Unis, et par la Banque Centrale Européenne.

Une très forte inflation est considérée comme une “hyperinflation”. Il y a quelques exemples d’hyperinflation, notamment en Allemagne suite à la Première Guerre Mondiale (1923), au Zimbabwe (2000-2008), ou encore en ce moment au Venezuela (2018)

Lorsque l’inflation est négative, c’est-à-dire que les prix diminuent, on parle de déflation. C’est un phénomène que l’on observe notamment en période de crise, et qui créée des cercles vicieux, car les acteurs économiques (ménages, entreprises) retardent leurs achats et investissements : en effet, si l’immobilier est en baisse, autant attendre encore quelques mois pour s’acheter un appartement ! Le Japon a par exemple connu un marasme économique depuis plus le début des années 1990 qui s’est accompagné de périodes de déflation.

Lorsque l’inflation est toujours positive, mais diminue, on parle de désinflation.

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